Exposition Arts Plastiques Festival Feminin

Dans un bouquet diversifié de couleurs, de techniques et de sources d’inspiration, ce sera 18 artistes peintres ou plasticiennes toutes originaires de Constantine ou en lien avec la ville et sa région, qui seront à Alger, pour nous présenter leurs oeuvres.

Farida Aberkane

Constantinoise de par ses origines familiales, Farida Aberkane a commencé par mener une brillante carrière de magistrat à la Cour de Constantine, puis au Conseil d’Etat, avant sa retraite en 2004. Femme de loi par vocation mais artiste par passion, Farida Aberkane participe alors à des cours à l’Ecole des beaux-arts de Constantine et libère ses énergies créatives, s’essayant alors, selon ses inspirations, à la peinture sur soie, sur verre, sur faïence… jusqu’à cette découverte pressentie, la mosaïque.

Ses œuvres très éclectiques sont réalisées sur différents supports et s’inspirent notamment des mosaïques romaines, de tableaux célèbres… Elle a participé à plusieurs expositions collectives d’arts plastiques et compte également deux expositions personnelles au Musée national Cirta de Constantine (2014) et au Centre culturel Med-El-Yazid à Khroub où elle réside. C’est sa première participation au Festival national de la création féminine.



Hafiza Laânabi Bechiri

Née dans une famille constantinoise d’artistes «où tout le monde dessine», Hafiza se dirige naturellement vers les beaux-arts qu’elle finit en 1972 pour enseigner ensuite pendant près de trente ans l’éducation artistique. Membre fondatrice de l’Association des amis du Musée de Cirta de Constantine, elle y anime durant de nombreuse années des ateliers d’arts plastiques. Passionnée par les vieux quartiers de Constantine, elle en a fait le thème principal de sa peinture où, dans des techniques diverses (aquarelle, huile, gouache, acrylique, lavis…) et sur tous les supports, elle interprète et réinterprète dans de perpétuelles innovations les ruelles de sa ville où elle aime tant se promener. Bien connues du public constantinois, ses oeuvres ont été exposées à de nombreuses reprises à Constantine, Alger mais également dans d’autres villes du pays. Elle se réjouit de pouvoir montrer son travail lors de cette édition du FNCF.



Massika Belhoula

Diplômée en décoration plane de l‘école des Beaux arts de Constantine en 1992, Massika de l’avis de tous est une jeune prodige de la peinture. Artiste peintre de talent elle s’essaye aussi en autodidacte au stylisme et s’y impose assez rapidement. Arrêtée dans ses élans créatifs par sa vie familiale et les aléas de la vie, elle met sa carrière entre parenthèse pour se consacrer à sa vie de famille. Dans l’intervalle, elle continue à enseigner la pratique artistique dans différentes écoles à Constantine sans cesser de dessiner et d’esquisser de futures toiles en devenir. Elevée dans le malouf, cette artiste dans l’âme n’a eu de cesse de rejoindre ce monde de l’art dans lequel elle s’épanouit pleinement. Le festival lui offre sa première exposition à Alger et elle en attend beaucoup.



Chafika Bendali-Hacine

Reconnue en tant qu’artiste peintre et créatrice de bijoux, Chafika Bendali-Hacine est l’une des principales figures de la scène artistique constantinoise. Diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Constantine et passionnée de pédagogie, elle a longtemps enseigné la pratique artistique dans plusieurs universités et institutions. Avec une imagination sans bornes, elle s’essaye avec succès à toutes les techniques de l’art pictural mais avoue s’épanouir pleinement dans le semi-figuratif. Toujours en quête de renouveau, elle multiplie les expériences et pratique sa peinture aussi bien sur papier et sur toile que sur bois, cuir, verre, tissus… C’est elle qui est à l’origine des «robes tableaux» très remarquées dans les années 1990. Très ancrée dans sa ville et sa région, elle y puise son inspiration. Depuis 1982, elle a participé à de multiples expositions collectives ou personnelles dans tout le pays et à l’étranger. Elle est, depuis 2002, chargée de la collection Beaux-Arts du Musée national Cirta de Constantine.



Farida Ben Mahmoud

Ancienne normalienne, Farida Ben Mahmoud est une femme de passion. Passionnée de peinture d’abord. Toute jeune, elle en rêve, plus tard elle s’y essaye en autodidacte et, accompagnée par des artistes de ses amis dont Mohamed Boulkoun, elle affine sa maîtrise technique et libère sa créativité. Egalement férue de patrimoine, Farida se passionne pour l’architecture mais, surtout, pour le costume traditionnel de la femme algérienne dont elle ne cesse d’étudier, d’un point de vue ethnographique, tous ses aspects et dont elle en a fait aussi un thème essentiel de sa peinture.

Depuis 1999, elle se consacre essentiellement à son art et compte à son actif de nombreuses expositions collectives ou individuelles dans tout le pays et en France et pour la plus récente au Musée national des arts et traditions populaires d’Alger (mai-juin 2015) où elle a présenté des oeuvres en lien avec le costume traditionnel constantinois. Ce sera sa première participation au Festival de la création féminine.



Latifa Boulfoul

Artiste de renommée internationale, Latifa Boulfoul est considérée comme l’une des pionnières de la peinture abstraite a Constantine. Issue des Beaux arts de Constantine et d’Alger (1972- 1977), c’est dans ce registre qu’elle a très tôt choisi de s’exprimer, prônant la gestuelle dans l’art et s’engageant résolument dans l’art contemporain qui dit t’elle lui permet d’exprimer des sensations impalpables. Peintre prolifique, ses oeuvres, aux constructions géométriques, qu’elle décline en aquarelle, pastel et peinture à l’huile souvent dans des palettes de jaunes, de rouges et de verts, se présentent à chaque fois comme une aventure intérieure nouvelle. Femme d’engagement et de partage, elle a enseigné dans de nombreux lycée et collèges et milite inlassablement pour la promotion des arts plastiques et la réhabilitation de la vieille ville de Constantine qui lui parle tant. Egalement passionnée par le travail sur céramique qu’elle a très tôt perfectionné à florence (Italie), elle y travaille passionnément dans son atelier d’El Khroub et est l’auteure de nombreuses fresques dans diverses régions du pays et même à l’étranger. Elle partage son temps entre son activité picturale, son atelier de céramique et sa passion de l’enseignement.



Amina Djema

A 26 ans, Amina Djema est la benjamine de l’exposition. Etudiante en 4e année de peinture à l’Ecole régionale des beaux-arts de Constantine, elle est présentée par ses professeurs comme l’une des jeunes prodiges de la peinture contemporaine algérienne.

Attirée très jeune par le dessin, elle démarre un cursus universitaire en économie avant de bifurquer vers la pratique de l’art où elle réalise un parcours sans faute.

Résolument affirmée dans la peinture abstraite qui, dit-elle, la «libère», sa peinture, d’influence cubiste dans un premier temps, prend un nouveau tournant en juillet 2013 lors de la 5e édition du Festival des écoles d’arts et des jeunes talents à Mostaganem où ses rencontres lui donnent un nouvel élan vers la peinture semi-figurative dans laquelle elle s’exprime aujourd’hui avec puissance. Elle exposera ici des portraits grand format qu’elle travaille au pinceau ou au couteau et qui font partie d’une série de neuf tableaux qu’elle intitule L’Esprit aveugle en référence, dit-elle, aux multiples entraves que peuvent rencontrer les jeunes artistes dans leur démarche créative. Une série qui se décline dans la palette des bleus et des ocres et qui ne laisse aucun de ses spectateurs indifférent. C’est sa première exposition à Alger, et elle en attend beaucoup.



Samia Filali

Artiste peintre sur toile ou sur verre, céramiste, photographe, Samia Filali recèle en elle de multiples talents. Diplômée de l’Ecole des beaux-arts de Constantine en 1998 en communication visuelle, Samia débute sa carrière professionnelle dans une usine de céramique où durant cinq ans elle acquiert une technicité qui lui permet aujourd’hui d’exceller dans ce domaine. Elle est ainsi l’auteure de plusieurs fresques murales et a notamment participé à la restauration du Palais du Bey et de la Grande Mosquée de Constantine. Egalement passionnée de photographie, ses travaux sont, depuis 2013, très régulièrement exposés dans les différents Salons de la photographie sur tout le territoire, Tlemcen et Oran (2013), Biskra (2014), El Oued, Constantine et Béjaïa (2015)… Mais c’est sans doute dans sa peinture que Samia Filali cumule tous ses talents. Alliant toutes les techniques – acrylique, peinture céramique et peinture sur verre –, elle décline sur la toile des scènes de vie souvent puisées dans l’histoire algérienne qui la passionne, dans des couleurs, des transparences et des reliefs qui en font oublier le support d’origine. Un véritable voyage dans le temps et la matière. Déjà primée par deux fois à Constantine (2011 et 2012), ce sera la première fois au cours de ce Festival qu’elle exposera ses peintures à Alger.



Zahia Hachache

Issue de l’Ecole des beaux-arts de Constantine et d’Alger (1989-90), Zahia Hachache, retirée de la scène artistique depuis plus de vingt ans, n’a cependant jamais cessé de dessiner et de peindre en son for intérieur, imaginant et esquissant des toiles en devenir. A partir de 2011, sous l’impulsion de sa famille, elle se réalise enfin et participe à une exposition collective à Bordj Bou Arréridj puis à Constantine où son travail est très remarqué. Passionnée de peinture abstraite, elle y associe peinture à l’huile, acrylique ou techniques mixtes pour en extraire des oeuvres denses et très investies. Ses peintures qu’elle travaille beaucoup au couteau la racontent, à travers l’histoire de sa ville de Constantine, de la Casbah d’Alger qui l’a marquée, de la Kabylie berceau de son enfance… Pour la premiere fois, le public d’Alger pourra admirer ses oeuvres au cours de ce Festival.



Salima Haderbache

Originaire de M’sila, où elle vit et travaille, Salima Haderbache est une artiste polyvalente qui exprime sa créativité sans exclusive. Infographiste de formation et par tradition familiale, elle vient très vite à la peinture qu’elle affectionne depuis son plus jeune âge et à laquelle elle se consacre totalement depuis les années 2000. Aquarelle, huile, acrylique… elle expérimente sans cesse toutes les techniques en quête de transmettre du beau. Sa peinture très graphique se distingue également par son travail de la matière, et si ses oeuvres sur verre notamment ont été très remarquées, elle s’exprime également au gré de ses inspirations, sur toile, sur papier, sur bois…. Très dynamique, Salima a participé régulièrement, depuis 2006, à de multiples expositions collectives à travers tout le pays et au Maroc et en Mauritanie. C’est sa première participation au Festival et elle y présentera ses dernières créations sur toile.



Isis El-Okla

Initialement formée à la décoration plane, Isis El-Okla s’est exprimée dans différentes formes d’expression créatives, peinture, mosaïque… avant d’opter pour le support verre qui la fascine. Professeure de chromatologie à l’Ecole des beaux-arts de Constantine depuis 2002, c’est une passionnée de la couleur et des transparences, et décline avec minutie sa palette sous toutes les formes : tableaux, photophores, plats et objets de décoration de tous les types. Dernier challenge, elle s’expérimente au vitrail pour lequel elle vient de suivre une formation. Artiste discrète, elle n’a que très peu exposé ses oeuvres au public, les diffusant jusque-là à travers un réseau d’amitié et d’amateurs restreint. Ce sera sa première exposition à Alger, et elle se réjouit de pouvoir montrer son travail.



Lichani Mimia

Bien connue de la scène artistique constantinoise, Mimia Lichani est une artiste éclectique et instinctive qui ne pose pas de limite à sa créativité. Sur papier, sur toile, sur tissus, peinture, photo, art numérique, vitrail, céramique, poésie même… pour elle, tout est matière à expression, et tout est matière à création.

Issue de l’Ecole des beaux-arts d’Alger dans les années 1980, elle s’installe d’abord à Tébessa où elle ouvre son atelier/galerie qu’elle transfère ensuite, en 2007, dans sa région natale de Constantine, à Khroub plus précisément, où elle vit et travaille encore aujourd’hui. Depuis maintenant une trentaine d’années, son art évolue et s’attache à la représentation de son monde, qu’il soit perceptible ou imaginaire, du corps de la femme et de l’homme qu’elle aborde sans complexe, ni tabou, aux oeuvres qu’elle qualifie de «fantaisistes», souvent en lien avec des éléments du patrimoine. Du figuratif à l’abstrait, de technique en technique, d’oeuvre en oeuvre, Mimia surgit là où on ne l’attend pas. Une artiste accomplie et inclassable qui n’en finit pas de surprendre.

Depuis 1977, elle a participé à de nombreuses expositions collectives et compte à son actif plusieurs expositions personnelles dans différentes villes du pays mais également à l’étranger.



Faïza Madi

Initiée très tôt au dessin et à la musique par ses parents qui lui font prendre des cours, Faïza Madi se forme ensuite à la peinture à l’Ecole régionale des beauxarts de Constantine dont elle sort major de promotion en 2013. Au centre de son inspiration, la femme, qu’elle avoue dessiner et redessiner depuis sa tendre enfance et dont elle a fait le thème exclusif de sa peinture. Après avoir exploré toutes les formes d’expression picturales, Faïza Madi, qui se dit influencée notamment par le travail de l’artiste peintre roumaine Michaela Lintis, s’est affirmée dans le semifiguratif. Femme constantinoise en m’laya ou encore femme kabyle ou chaouie, son travail, aux formes cubistes et aux couleurs franches, est un véritable hymne à la féminité et en lien avec sa propre histoire de jeune maman, à la maternité.



Souhayla Mellari

Déjà très douée pour le dessin, Souhayla Mellari finit en 1992 sa formation en décoration plane à l’Ecole des beaux-arts de Constantine avec une nouvelle passion, la peinture. Après une période figurative, elle se libère, dit-elle, dans le semi-figuratif et, inspirée par les paysages de sa ville Constantine et du Rhummel, mais également par toutes les émotions qui peuvent la traverser en tant que femme et mère, elle se décline avec une grande sensibilité en aquarelle, acrylique ou peinture à l’huile. Depuis 2008, elle expose très régulièrement à Constantine et est également caricaturiste à El Watan. Ce sera sa première participation au Festival de la création féminine.



Yasmina Saâdoun

Issue de l’Ecole des beaux-arts de Constantine (1990) puis de celle d’Alger (1994), Yasmina a toujours su que c’était dans la peinture qu’elle s’accomplirait. Encore étudiante, ses peintures se distinguaient et elle réalisait sa première exposition individuelle au Théâtre de verdure à Alger, en 1993. Depuis, plusieurs fois primée, elle enchaîne les expositions individuelles et collectives, et ses oeuvres ont traversé la mer pour aller plusieurs fois en France, mais également en Espagne, en Arabie saoudite, à Dubaï, Sharjah, dans le Sultanat d’Oman…

Sa peinture semi-figurative, qu’elle réalise en technique mixte (huile, acrylique, collage, plâtre…), est souvent transcendée par les influences de Issiakhem qu’elle admire et que l’on retrouve dans ses transparences. A travers notamment ses femmes sans bouche, récurrentes dans sa peinture, Salima exprime merveilleusement par son art les sentiments complexes d’une intériorité qui fait de chacune de ses oeuvres un vrai moment de partage.

Yasmina Saâdoun vit et travaille à Constantine et enseigne à l’Ecole régionale des beaux-arts de Annaba.



Nedjoua Serraa

Née à Sétif dans une famille d’intellectuels, Nedjoua Serraa, initialement licenciée en anglais et passionnée d’art, se forme durant quatre ans à l’Ecole de design de Nabeul (Tunisie). Rentrée à Sétif, elle se spécialise dans la décoration d’hôtels, ce qui lui permet de libérer sa créativité et de s’exprimer dans tous les registres de l’art. Figuratif, semifiguratif, abstrait… Dans toutes les techniques, Nedjoua s’exerce et expérimente tous les moyens d’expressions picturales. En 2009, elle crée son propre atelier de peinture et se consacre pleinement à son art. Elle participe régulièrement au Salon international des arts plastiques de Sétif et plusieurs autres salons nationaux (Oran, Constantine, Béchar, Tamanrasset, Alger…) mais également internationaux (Tunisie, France, Egypte, Maroc) et compte plusieurs expositions personnelles à Alger et Oran. Son projet immédiat, fonder un atelier d’art pour les enfants de sa ville. Ce sera sa première participation eu FNCF.



Louiza Terki

Initiée au dessin par sa mère autodidacte, Louiza Terki, diplômée en peinture en 2013, fait figure d’étoile montante à Constantine. Ses thèmes floraux qu’elle décline en aquarelle ou en acrylique, souvent dans les tons rouges ou bleus ont séduit tous les publics rencontrés depuis 2010 à Constantine mais aussi à Bordj Bou Arréridj, Mostaganem et Sidi Bel Abbès où elle a été primée. Artiste talentueuse, pour sa première expérience en mosaïque, elle remporte le premier prix au Festival national Rencontres d’art à Batna (2014). Toujours en quête d’expériences nouvelles, elle a entamé un nouveau cursus de miniature à l’Ecole régionale des beaux-arts de Constantine et, encore en 3e année, elle vient de participer au Salon international de la miniature deTlemcen (octobre 2014) où ses oeuvres furent très remarquées. Ce sera sa première exposition à Alger.

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